Un climat de paix existe effectivement entre le Conseil d’Administration et la Direction Générale du Fond Forestier National, FFN en sigle. Ce constat, loin d’être anodin, a servi de toile de font à la présentation du bilan des 100 premiers jours de Monsieur Dominique Mbuyamba Tshimanga à la tête du Fonds Forestier National. Depuis le 7 novembre 2025, le nouveau Directeur Général insuffle un vent de réforme qui semble déjà porter ses fruits.
Le social d’abord, la rigueur ensuite
Pour Dominique Mbuyamba, le redressement de cette institution stratégique passait d’abord par l’homme. Entre le paiement régulier des salaires et le geste symbolique mais fort de la remise des colis de fin d’année, le DG a réussi à apaiser le front social.
« L’amour du travail bien fait commence par le respect de celui qui travaille », semble être son crédo. L’intégration de la veuve de l’illustre Kabuiku au sein de l’effectif témoigne d’ailleurs d’une gestion qui n’oublie pas l’aspect humain et la solidarité institutionnelle.
Un bilan de terrain
Loin des bureaux climatisés de Kinshasa, le DG a multiplié les descentes : Lualaba, Tshopo, Kongo Central… Une itinérance nécessaire pour toucher du doigt les réalités des antennes provinciales. Ce diagnostic sans complaisance a conduit à une décision majeure : la levée de l’interdiction de financement des projets de reboisement. Aujourd’hui, le FFN agit de nouveau, notamment avec des partenaires comme l’Institut National des Arts (INA).
Avec un budget ambitieux de 19 milliards de Francs Congolais pour l’exercice 2026, Dominique Mbuyamba Tshimanga ne compte pas s’arrêter là. Le plan est clair :
- Modernisation : 9 milliards pour un siège digne de ce nom et 4 milliards pour la mobilité des agents (matériel roulant).
- Expansion : Le Maniema, le Lomami et le Grand Kasaï verront bientôt flotter le drapeau du FFN.
- Rayonnement : Un partenariat stratégique avec le groupe GET (Émirats Arabes Unis) est déjà sur les rails pour reboiser les zones dégradées du pays.
Une discipline de fer dans un gant de velours
En bon capitaine, le DG n’a pas manqué de rappeler ses troupes à l’ordre lors de son discours. Ponctualité, respect du dress code et fin des attroupements inutiles : la “vision collective” qu’il prône exige une discipline exemplaire.
En invitant le Président du Conseil d’Administration à prendre la parole pour clore la cérémonie, Dominique Mbuyamba a réaffirmé cette cohésion au sommet qui fait aujourd’hui la force du FFN. La nouvelle année s’ouvre sous le signe de la prospérité et de la transformation.
